|
Extraits |
|  |
Semailles Et Pagaille Extrait :
Prologue
Un lit d’hôpital en ce mois de juin 2004, pour calmer un peu les douleurs.
Un rayon de soleil à travers la fenêtre.
Des roses rouges pour du baume au cœur.
Du papier pour écrire, pour se confier, pour écouter son corps et raconter.
Et du temps, du silence, des pensées, des souvenirs et des envies…
A l’origine, une bande de copines, un atelier d’écriture, des souvenirs plein la tête, un besoin de parler, une envie de dire, de vous faire partager notre pays et un li ... Lire la suite Extrait de Semailles et Pagaille de Laurence Pourieux paru en décembre 2006 chez www.editeurindependant.com
Laurence est atteinte de la Sclérose En Plaques ; dans ce livre elle nous raconte son parcours hors du commun de jeune fille de la ville devenue femme des champs par amour, il y a 28 ans, puis son combat contre sa maladie...
réel et émouvant...
| Les enfants du rêve - Le monde éveillé PROLOGUE
Bien des années et bien des aventures auparavant, Sargass le Roux avait été un autre homme, un certain Manuel Suza de Saragosse.
Un autre homme dans un autre univers.
Un homme immensément riche, héritier d'une noble famille espagnole.
Une famille très discrète sur l'origine de sa fortune maudite.
La réponse à la question "Quelle est l'origine de cette fortune maudite ?" est conservée dans les archives administratives de Saragosse, au deuxième sous-sol de la bibliothèque munici ... Lire la suite Extrait des Enfants du rêve, Tome 1 : Le Monde éveillé de Laurent Poujoisc
Un prologue qui présente le concept des Terres des Rêves avant de revenir dans le monde "réel" pour y suivre les aventures des "rats des conduits" dans leur cité souterraine. On trouve déjà l'imagination, le sens du rythme, le mystère et l'aventure qui caractérisent ce premier roman, le plaçant d'emblée dans le groupe des livres qu'on ne lâche pas une fois qu'on les a commencés et qu'on n'oublie pas quand on les a finis !
| Une coïncidence inévitable Vincent avait fait la connaissance de Fernand, un passionné d'aviation comme lui, durant l'été 1965, sur le terrain de vol à voile du Mans. Il avait tout juste quinze ans. Fernand, qui en avait soixante six, aurait pu être son grand-père. Leur enthousiasme et leur passion commune avaient gommé leur différence d'âge et les avaient réunis. Entré comme apprenti mécanicien chez Hispano-Suiza à Bois-Colombes, Fernand avait connu l'époque mythique de l'aviation et pratiquement tous les pionniers du tr ... Lire la suite Une belle histoire d'amitié amoureuse (où se situe vraiment la limite ?) entre Vincent, pilote de ligne au Canada et Florence, ex-agent de renseignement, sur fond de coïncidences et d'éveil spirituel.
Les passionnés d'aviation liront ce livre d'une traite, en moins de temps qu'il faut pour aller de Paris à Aix en Provence en TGV.
| Pensées Noires ( Jean Vigne ) Et maintenant, cette foutue affaire. Un piège à con dans lequel il allait rapidement s’enliser. Comment expliquer l’inexplicable ? Comment arrêter une folie qui se propageait au travers de simples citoyens, hors de tout soupçon ? Quel merdier…
Et surtout, ce sombre souvenir, qui hantait chacune de ses nuits depuis 6 ans. Pierre, cette bleusaille, lui avait cruellement rappelé ce qu’il essayait tous les soirs de noyer dans une bouteille d’alcool. Encore un nouveau, pourquoi en avait-il hérité, ... Lire la suite Né en 1966, au cœur de la France, Jean vigne, après avoir passé son enfance en Provence a transité avec sa femme par Paris, avant de finir dans la région grenobloise pour y fonder une petite famille. Passionné de dessins, de musiques synthétiques, il a migré vers l’écriture durant l’année 2000 (le nouveau millénaire). Depuis, Jean Vigne ne cesse d’écrire, encore et encore. Comme tout « jeune » auteur, après quelques essais infructueux vers les grosses maisons d’éditions, il s’est tourné vers les petites maisons d’éditions à l’image plus humaine. Ainsi, a-t-il croisé la route de Chloé des Lys pour son premier roman, édité aujourd’hui.
| Arkhalià, le livre sans page Le soleil règne déjà dans la chambre blanche. Je m’assieds sur le bord du lit et je regarde autour de moi.
Le sol est pavé de petits carreaux rouges irréguliers. Les murs sont de pierre ou de brique, soigneusement passés au lait de chaux. Sauf l’embrasure de la fenêtre et l’entourage de la porte, laissés en belle pierre apparente.
Sur une table basse, un pain, des fruits, un pichet et une tasse. Du poisson grillé sur un plat, une carafe d’eau pure.
Sur le lit, on a posé des vêtements ... Lire la suite Voici le début d'"Arkhalià, le livre sans page", que je viens de publier aux éditions Lampsaque. Sur le site www.arkhalia.org, vous trouverez d'autres extraits, des propositions de rencontre, et la possibilité de continuer le livre en y ajoutant des "chutes".
| Léna, une rencontre Léna, une rencontre
Un soir d’octobre, rentrant chez lui par le train, il l’entendit et dut la regarder. Il n’était pas remis d’une rupture qui s’était éternisée, dix mois plus tôt, et avait fini par le laisser déboussolé et meurtri. Les antidépresseurs lui permettaient de tenir.
Ce soir là, lisant, il prêtait une oreille distraite au babil des deux dames qui le côtoyaient dans le compartiment. Il se souvint avoir déjà vu la femme aux cheveux châtains qui lui faisait face, probablement sur le ... Lire la suite J’ai lu Léna, dévoré même.... Les raisons sont multiples, mais il y en a une qui se démarque : ça se lit très bien ! Tout simplement.
Il est vrai qu’à nouveau j’ai sauté la partie centrale des poèmes, comme pour Saisons d'une passion. Ce n’est pas qu’ils sont mauvais, c’est que j’y suis moins sensible. La lecture est plus ardue que pour le récit, cela demande un « effort ». Le sens est masqué, voilé, cela nécessite de l’attention. Si bien que la fluidité de la première partie invite à passer directement à la troisième, comme une continuité. Car en ce qui concerne le récit, ça coule tout seul.
Concernant ces parties 1 et 3, il est vrai qu’on lit 2 fois la même histoire. Ce n’est pas tellement dérangeant, car les points de vue sont différents. Mais certainement le mixage des deux serait plus heureux, avec un soucichronologique...
Je ne pense pas, comme ça a été dit, que Léna soit un brouillon de Saisons. Bien sûr les deux livres sont semblables : construction en 3 actes, histoires proches, narrateur similaire. Mais tout de même, je trouve que Léna se lit mieux que Saisons. Le niveau de langue est toujours élevé, le style est toujours complexe, mais je trouve que « ça tombe mieux ». J’ai l’impression que le « compliqué » est mieux maîtrisé. Le choix des mots est toujours précis et méticuleux, mais ces mots ont trouvé leur ancrage dans la prose, alors que pour Saisons ils m’ont parfois semblé « bancals » (obligé de relire plusieurs fois des phrases pour bien en saisir le sens). Ainsi l’ensemble est lisse alors qu’il était plus rugueux dans Saisons, cela profite à la lecture et à la focalisation sur le sens.
Ce qui me plait beaucoup c’est l’emploi des mots. La justesse, comme on dit en impro. Je ne parle pas des mots peu courants voire rares, et de leur emploi au bon endroit ; je parle des mots simples employés là où on ne s’y attend pas, comme ces adjectifs qui, accolés à un nom, forment un ensemble surprenant mais très juste dans le sens : cela traduit la sensibilité littéraire de l’auteur, son talent.
Ainsi on trouve dans Léna de très belles phrases, des phrases marquantes. Plus que dans Saisons, où la complexité enlevait parfois à la fluidité.
Sans aucun doute il y a un style Colson, les deux livres vont de paire, mais je note une évolution positive du premier au deuxième. L’écriture est peut-être moins travaillée, mais y perd-t-on vraiment ? Je ne le pense pas. Au contraire.
Le style a, maintenant, un peu de la justesse et de la fluidité de Gavalda, mais avec la profondeur d’Anne Godart, ce souci des mots forts. L’ensemble me fait penser à Philippe Delerm, au service d’un tout autre type d’histoire. Ce n’est pas mieux ou moins bien que ces gens, c’est autre chose, c’est du Colson.
Concernant Léna, cette histoire méritait d’être écrite. Ce livre mérite d’être lu.
Merci . Ce livre m’est précieux.
| Truxton Orcutt, In Memoriam Raymond Marchand (Extrait de Truxton Orcutt, L'Hospitalité des voleurs, HB Editions) C’est ici l’occasion de présenter au lecteur Raymond Marchand, sinon pour réparer une injustice, du moins pour la faire connaître et avec elle celui qui, jusqu’à son suicide en 1997 dans sa maison de la médina de Tozeur, en demeura la victime. Consécutivement, c’est l’œuvre et la personnalité de Paul Bowles qui devront être réévaluées à la lumière de nos révélations, puisque dans le ciel de la littérature néo-orientaliste de la seconde moitié du XXe siècle, le destin pailleté de gloire du célèbr ... Lire la suite Si vus avez aimé la nouvelle "La Djinniya", qu'Orcutt signe sous l'hétéronyme de Raymond Marchand, vous aimerez cette étrange et très longue note de bas de page de Truxton Orcutt qui raconte comment Raymond Marchand, le "Paul Bowles français de Tozeur", se fit piller par... Paul Bowles !
| Extrait de Truxton Orcutt, L'hospitalité des voleurs Raymond Marchand
LA DJINNIYA
Ici, en prison, les autres ne prennent pas mon histoire au sérieux. Ils disent que je suis fou, que j’ai du boire trop de lègmi . Mais moi, je sais de quoi je parle. Pas étonnant qu’ils refusent de me croire : gardiens ou détenus, ce sont presque tous des gens de la ville. Aujourd’hui, les citadins ne comprennent plus rien aux jnouns . En ville, il y a trop d’automobiles, trop d’objets en fer. Ça éloigne les jnouns, c’est bien connu. Chez nous, à la campagne, ... Lire la suite Roman-mosaïque, signé sous de multiples hétéronymes, L'hospitalité des voleurs ne laissera pas indifférent. L'extrait choisi est une nouvelle de "raymond Marchand", surnommé "Le Paul Bowles français de Tozeur". Une longue note de bas de page de Truxton Orcutt (4 pages en petite police) développe la biographie de Raymond Marchand et son lien avec Paul Bowles qui... dans les années trente lui aurait volé toutes ses nouvelles ! Accusé de plagiat par Bowles lorsqu'il parvient à faire éditer ses nouvelles cinquante ans plus tard, Raymond Marchand finira par ses suicider. de fait, c'est tout le roman de l'énigmatique Truxton Orcutt qui pose les questions de la copie, du plagiat, de l'authenticité en littérature.
| PHARAON EST TON GRAND PERE de Christian Boghos 01. Samedi. Une tour, devant la Seine. Paris. 14e étage.
Je me suis assis en face de lui, comme d’habitude.
Sa tête tombe un peu plus qu’hier. Son dos se voûte plus encore, attiré par l’endormissement tant attendu.
Je vois de moins en moins cette lassitude qui le tenaillait. L’absence s’installe dans son regard, un voile gris masque aujourd’hui ses révoltes et sa tristesse.
Je sais désormais que mon père va bientôt mourir.
Je ne sais pas quand. Dans les jours qui viennent sans doute. C’e ... Lire la suite Voici deux chapitres de " PHARAON EST TON GRAND PERE" à paraitre le 2 novembre, édition Le Cherche Midi.. Un carnet composite qui raconte la dernière rencontre avec mon père avant sa mort, rencontre où l'histoire des coptes d'egypte sera le fil rouge.
J'aimerai avoir votre avis.
| A l'estomac de Chuck Palahniuk Lorsque l’autobus s’arrête au coin de la rue où Camarade Maussade a accepté d’attendre, elle est là, avec des fringues achetées dans un surplus de l’armée, un gilet pare-balles – vert olive foncé – et un pantalon de camouflage trop grand pour elle, dont les revers laissent voir ses bottes d’infanterie. Une valise de chaque côté. Avec son béret noir enfoncé sur sa tête, elle aurait pu être n’importe qui.
« La règle, c’était que… », dit Saint Descente de Boyaux dans le micro qui pend au-dessus de ... Lire la suite Extrait du livre A l'estomac de Chuck Palahniuk
| De l'eau dans le gaz Je lisais donc le journal, lorsque Marc, dont je ne connaissais pas encore le nom, entra dans mon bureau.
– C’est vous le détective ? demanda-t-il d’une voix tremblante.
Je ne répondis pas
– J’ai besoin de votre aide.
– Vous ne cherchez pas plutôt un hôpital ? lui dis-je.
– Faites pas chier. Je n’ai pas envie de rire. Alors vous êtes détective, oui ou non ?
Il semblait à bout de forces et je vis le moment où il allait s’écrouler sur mon parquet. Je me levai avec précipitation et je lui ten ... Lire la suite De l'eau dans le gaz est un polar. Il s'agit du premier roman de Sylvain Pettinotti.
Fred
| 19H69, Titre Provisoire pages 41-47 :
Deux autres badauds entrent sur scène ; arrivés au milieu du plateau ils se saluent.
BADAUD 1 –
Bonjour, madame.
BADAUD 2 –
Bonjour.
BADAUD 1 – cigare à la main
Auriez-vous du feu, par hasard ?
Le badaud 2 fouille dans ses poches pendant ce temps Eschyle, Parméline et Cartanège sortent en même temps un zippo, un briquet et des allumettes qu’ils tendent à bout de bras au badaud 1 tout en restant assis à leur place.
BADAUD 2 –
Non, désolée, je n’ai pas mon briqu ... Lire la suite 19H69 est une pièce absurde et burlesque, de Nicolas Fumo, traitant de la convoitise sur fond de douce satire des comportements humains en société.
http://www.lulu.com/content/351939
| Démonirisme En ces heures matinales du 19 octobre un pâle disque solaire éclairait faiblement la Salle d’Audience du Tribunal, baignant d’une froide luminosité les colonnades de marbre et les tapisseries qui recouvraient les murs. En ce jour se tenait le procès d’un homme reconnu coupable d’actes qui avaient marqués les esprits puritains de cette société paisible. A l’annonce de son nom, qui avait perturbé le silence recueilli planant sur les dalles bleues succédant au témoignage ému d’un homme ; qui avait ... Lire la suite Démonirisme est une nouvelle fantastique faisant partie du recueil "Entre Ombres et Lumières" de Fumo Nicolas. http://www.lulu.com/content/349266.
| Les Fantoches Inconstants Acte I, Scène 1 :
L’obscurité est complète dans la salle. Le rideau est baissé.
HOMME – (voix off)
En joue… Feu !
Des coups de feu retentissent derrière le rideau et les trois coups résonnent distinctement, annonçant le levé de rideau. Le rideau se lève en même temps que la lumière éclaire une scène enfumée. Au fond, au centre de la scène, devant un rideau noir, se trouve un homme affalé au pied d’un piquet d’exécution contre lequel il est les mains liées dans le dos. La position de ... Lire la suite Les Fantoches Inconstants", de Fumo Nicolas, est une pièce en trois actes se déroulant dans l'Angleterre du 19ème Siècle.
Mathilde, veuve éplorée d'un époux condamné à mort, tente de retrouver goût à la vie à la plus grande joie de ses parents (Rose et Irwin) et de sa confidente (Camille) mais également au plus grand désespoir du défunt mari (Gabriel) qui ne la quitte plus depuis son exécution.
Coups du sort et folie, personnages rêveurs, amoureux, désabusés, grotesques et solennels...
Drame en 3 actes. 8 personnages : 5 Femmes, 3 Hommes. Durée : environ 1h30
Disponible depuis le site de Lulu :
http://www.lulu.com/content/351885
avec aperçu disponible.
Cette pièce sera jouée pour la première fois en juin 2007, si tout va bien. Elle ne sera donc pas disponible à la représentation avant cette date. Pour plus d'infos ; si intéressé : nicoleo_italia@msn.com.)
ATTENTION: ce texte est soumis à déclaration SACD.)
| Le Cimetière des anges … Autour de lui, tout n’était que décombres, déblais, ruines noircies et tuméfiées. L’air même était tavelé de poussière et une odeur de poudre remontait de la terre, tombait du ciel noir et pesant. La bruine était comme un rideau, qui l’aveuglait et semblait faire bouillir sa peau. Sa peau qui s’égouttait sur le sol en flaques d’où surgissaient de pâles fumerolles, orbes de lumière irisée dans lesquels il devinait son visage, hâve, à bout de force et d’espérance. Un instant, même, il crut devin ... Lire la suite Extrait du livre Le Cimetière des anges d'Arnaud Pontier publié aux éditions Actes Sud
| Requiem pour Cézanne Lalie agrippa le bras de son compagnon. Elle était angoissée à l’idée de pénétrer dans la tanière de son ancien mentor.
- Es-tu sûr que nous pourrons crocheter sa porte ?
- Veux-tu retrouver Paul, oui ou non ?
Elle commença une phrase qu’un éclair déchira en son milieu. L’orage était devant eux. Le bois serait sa première victime, avant qu’il ne vienne fracasser les toits de Paris.
- Suis-moi, fit Laurent.
Ce fut lui qui agrippa la romancière. Ils traversèrent la rue, courbés, enveloppés da ... Lire la suite Un livre policier admirable. Une histoire passionnante et une écriture sublime.
| L'été brûlant Quand nous prîmes le train pour Fernow, notre propriété de campagne, la mélancolie à laquelle je m’attendais était déjà du voyage. Il tombait sans discontinuer une fine pluie oblique qui semblait vouloir effacer l’été. J’étais seul avec mon père dans le compartiment. Il ne me parlait pas, il m’ignorait. La tête légèrement renversée sur le capiton du dossier, il gardait les yeux fermés comme s’il dormait. Et quand il lui arrivait de soulever ses lourdes paupières bordées de longs cils recourbés, ... Lire la suite Extrait de L'été brûlant de Eduard Von Keyserling publié aux éditions Actes Sud
| Les soldats de Salamine C’est à l’été 1994, voilà maintenant plus de six ans, que j’entendis pour la première fois parler de l’exécution de Rafael Sánchez Mazas. Trois choses venaient alors tout juste de m’arriver : la première fut la mort de mon père, la deuxième, le départ de ma femme, la troisième, l’abandon de ma carrière d’écrivain. Mensonge. La vérité, c’est que, de ces trois choses, les deux premières sont on ne peut plus exactes ; contrairement à la troisième. En réalité, ma carrière d’écrivain n’avait jamais v ... Lire la suite Extrait du livre Les soldats de Salamine de Javier Cercas.
| Madame Bâ Monsieur le Président de la République française, J’ai bien réfléchi : notre ancêtre est un oiseau. « Ô serefana ni yéliné gna », comme nous disons, nous autres Soninkés.
Je me suis éloignée du village, j’ai marché entre les pousses de mil, j’ai posé les deux mains sur ma tête pour me protéger du soleil, j’ai froncé les sourcils pour m’étirer le cerveau et j’en suis arrivée à cette conclusion : celui qui ne remonte pas aux siècles lointains des ailes ne comprend rien à notre histoire.
Evid ... Lire la suite Extrait de Madame Bâ d'Erik Orsenna
| Chroniques d’une ville prise Extrait du récit de Jean Caminiatès : La flotte sarrasine arrive devant Thessalonique.
Nous étions dans ces vaines occupations lorsque arriva quelqu’un pour nous annoncer que les vaisseaux des barbares approchaient déjà du bras de mer devant l’Ekbolon. C’était le dimanche 29 juillet 6412, au petit matin. Cette nouvelle fit rapidement le tour de la ville. Tous poussaient des cris, étaient troublés, effrayés ; chacun avait des idées différentes sur la situation et les hurlait aux autres, ... Lire la suite Extraits de Thessalonique : Chroniques d'une ville prise
| La Formule préférée du professeur Nous l’appelions professeur, mon fils et moi. Et le professeur appelait mon fils Root. Parce que le sommet de son crâne était aussi plat que le signe de la racine carrée.
— Ooh, on dirait qu’il y a là-dessous un cœur plein d’astuce, avait dit le professeur en caressant sa tête sans se soucier d’ébouriffer ses cheveux.
Mon fils, qui portait toujours une casquette parce qu’il détestait les moqueries de ses camarades, avait rentré le cou dans les épaules, sur ses gardes.
— En l’utilisant, on pe ... Lire la suite Extrait de La Formule préférée du professeur de Yôko Ogawa publié chez Actes Sud
| Effacement de Percival Everett Mon journal est une affaire privée, mais dans l’ignorance du moment où je mourrai, et n’étant pas disposé, même si c’est regrettable, à considérer sérieusement l’autodestruction, ces pages tomberont sous d’autres yeux, j’en ai peur. Cependant, puisque je serai mort, je ne devrais pas me soucier de savoir si elles seront lues, par qui ou quand. Je m’appelle Thelonious Ellison. Et je suis romancier. Cet aveu ne m’afflige qu’à l’idée que l’on vienne à lire cette histoire, ayant toujours été moi-mêm ... Lire la suite Extrait de Effacement de Percival Everett publié chez Actes Sud
| L'Amour et l'Oubli Tu es morte à 9 h 43 ce matin. J’étais avec toi, bien sûr ; personne d’autre. Mon dernier amour ? Je vais tout de même sur mes soixante-dix-huit ans. Passé l’âge de la rédemption. Je peux bien avoir encore quelques années devant moi, surtout si j’ai hérité des gènes de mam (qui a eu ses cent trois ans en août dernier, trois semaines après mon propre anniversaire) mais il n’y a pas que la durée qui compte dans la vie – que ça nous plaise ou pas. C’est toi, plus qu’une autre, avec toute la joie qu ... Lire la suite Extrait de L'Amour et l'Oubli d'André Brink publié aux éditions Actes Sud.
| Messe en Apnée Majeure, de Charles Edward Caplife ===Le Dr Soloman est physicien===
---Chapitre Les belles intégrales---
Tout ce dont il [Soloman] avait toujours rêvé, il l’avait : une approche hésitante mais facile, comme s’il eût invité une belle inconnue et que celle-ci eût accepté immédiatement ou après une légère hésitation ; il avait le jugement spontané et favorable de sa raison et trouvait sa situation enviable ; il voyait déjà le regard envieux de ses pairs sur ce petit bijou qui était sien, il entendait presque leurs félicitations [ ... Lire la suite Messe en Apnée Majeure est une fiction sur la solitude, l’exil et l’exclusion.
Vous trouverez plus d’information sur ce roman à l’adresse suivante :
http://caplife.free.fr/extrait_apnee.htm
| Saisons d'une Passion, de Claude Colson Première partie
A leur première rencontre il s’était dit « Elle n’est pas pour moi » ; elle avait pensé « Il ne sait pas qui il est ». Malgré ses fonctions importantes, il manquait totalement de confiance en lui. Le trac le paralysait dès qu’il s’agissait de prendre la parole. Il avait quasiment pris l’habitude de ne plus penser. Il découvrit avec satisfaction dans la correspondance qu’il devait bientôt avoir avec Florence, que cela l’obligeait à le faire. Celle-ci fut émue de ce mépris total ... Lire la suite Saisons d'une passion est un ensemble narrant un amour fou dans sa chronologie et composé d'un récit, de poèmes en proses et d'un journal.
Une plongée dans les abîmes de l'âme masculine.
D'autres extraits, critiques etc sur http://claude-colson.monsite.wanadoo.fr
| Les Chinois en Amérique À l’époque de ce récit, qui se passe dans l’avenir, les trains, en Amérique, seront différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. Pour les gros Américains, on a construit des wagons spéciaux, en plastique mou. Un système de structure gonflable permettra de les adapter à la volumétrie de leurs passagers. C’est ainsi que le wagon présidentiel du roi de Californie présentait un renflement curieux à l’endroit où Mikhy Moose venait d’être déposé. Les wagons seront désormais capitonnés et débarrassés de l ... Lire la suite Les Chinois en Amérique est un grand roman hostorique qui se déroule dans les vingt-cinq prochaines années. En compagnie de l'auteur et de sa lectrice, vous découvrirez la face cachée de l'avenir du monde. C'est drôle et triste à la fois.
| Le Saut de Sandra, d'Alejandro Gabriel y Galan Il y avait là, en images, toute la carrière de Sandra. Les premières photos étaient celles de la première fois où elle était montée sur un tremplin, à dix ans. C'est moi qui lui avait offert ses skis et qui l'y avait emmenée, et ces photos étaient celles que j'avais prises. Je me demande si elle se souvient encore de la trouille bleue qu'elle a eu cette toute première fois. C’était la première fois que je voyais Sandra, j’étais à Kristiansand pour faire connaissance avec ma belle-sœur, que mon f ... Lire la suite Un extrait de Le Saut de Sandra. Il y en a d'autres sur le site http://mapage.noos.fr/lesautdesandra
| A la croisée des chemins (Partie 1 : avec la haine par en dessous) Quelle chaleur ! Aucun souffle de vent n’atténue la pesanteur de l’air. Dans les champs, le moindre mouvement esquissé demande un effort surhumain, les paysans grimacent sous les chapeaux de paille. Hormis ces galériens de la terre, personne ne se risque dehors. Alanguie, la campagne s’offre aux rayons d’or de ce magnifique soleil d’août. Les femmes ramassent les salades, les viandes froides pour le prochain repas tandis que les enfants s’amusent dans des granges immenses et fraîches. Parmi eux, ... Lire la suite Je suis l'auteur de cette croisée des chemins. IL s'agit là des premières lignes d'une saga familiale. Je suis conteuse, j'aimerais vous ballader dans cet univers champêtre où derrière le calme se dis
| Le petit beur nantais Nasser décida de m’accompagner au dojo. Maman nous prépara une omelette qu’on avala vite fait et, le temps de prendre mon sac de judo dans la grande armoire, on fonçait rue Lafayette.
De la rue Thiers au palais de Justice, nous courûmes comme des cinglés. J’étais en retard ou pas loin, et maître Bernier ne rigolait pas avec la discipline.
J’enfilai précipitamment mon kimono fraîchement repassé par maman, et au moment de prendre ma ceinture, le ciel me tomba sur la tête ! Elle avait énormément ... Lire la suite Extrait du livre "Le petit beur nantais" d'Eric Belile
|
|
|